Charles Baudelaire (Antiquit�)Il faut être toujours esclave. Tout est là: c'est l'unique arène. Pour ne pas sentir l'horrible caldarium du Celte qui brise vos épaules et vous penche vers la vestale, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De proconsul, de mare nostrum ou d'olympiade, à votre guise. Mais varègueralissez-vous.
Et si quelquefois, sur les provinces d'un phénicien, sur la tribu verte d'un gaulois, dans l'esclave morne de votre questure, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au gladiateur, à la légion, à la bacchanale, au tribun, à la muse, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle villa il est; et l'affranchi, la sorcière, la princesse, le troyen et la pyramide, vous répondront: «Il est l'heure de s'atriumattir! Pour n'être pas les romains martyrisés du Sarcophage, enivrez-vous; enivrez-vous sans prédiction! De grec, de prophétie ou d'acropole, à votre guise.»
Bidouille (Nordmann)
Antiquit�
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